Au 31 décembre 2020, 80 projets "article 51" étaient autorisés, dont une trentaine déjà déployés sur l’ensemble du territoire, "malgré une année 2020 compliquée", a précisé Natacha Lemaire, rapporteure générale au ministère de la Santé, lors d’un point presse le 14 janvier pour dresser les grandes lignes de ce dispositif mené par le ministère et l’Assurance maladie. Quant aux quatre expérimentations qui se terminent en 2021 (Simplification du parcours de soins hépatite C dans les populations vulnérables ; Depist’C’Pharma, dépistage VHC ; My Diabby, prise en charge par télésurveillance du diabète gestationnel ; Di@pason, parcours de soins intégrant la biologie délocalisée pour des patients chroniques sous AVK), il sera nécessaire de "décider de la suite à donner en 2022", a-t-elle souligné.

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Source : Cnam

 

> 54% des projets concernent des maladies chroniques
Objectif : améliorer la prévention, la prise en charge ou l’accompagnement des patients chroniques. A titre d’exemple, l’obésité fait l’objet de 7 expérimentations tandis que la santé mentale concerne 4 projets. Quatre 4 projets traitant de dénutrition ont aussi été validés.

> 10% des porteurs de projets sont des acteurs de ville
Si quatre grandes catégories représentent 80% des expérimentations autorisées (établissements de santé, groupements d’acteurs, pouvoirs publics et professionnels de ville), "trois-quarts des projets autorisés traitent de prises en charge en ambulatoire", note la rapporteure générale. La plupart s’inscrivent dans une démarche pluriprofessionnelle. Parmi les professions les plus représentées: les médecins généralistes, les infirmières, les masseurs-kinésithérapeutes et les pharmaciens.

> Un engagement financier de 380 millions d’euros
Depuis 2018, les 80 projets autorisés représentent un engagement pluriannuel sur le fonds pour l’innovation du système de santé (Fiss) d’environ 380 millions d’euros (dont 100 millions d’euros en 2021) et de 19 millions d’euros sur le Fonds d’intervention régional (FIR) des ARS.

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Source : Cnam

 

> 150 sessions de l’Accélérateur "article 51"
Sous la forme de séances intensives, ce dispositif mis en place en mars 2019 pour aider au développement des projets a accompagné 132 porteurs de projets : 150 ateliers et plus de 1 600 participants, a précisé Ayden Tajahmady, responsable "article 51" à la Cnam.

> 9 évaluateurs pour 3 critères d’évaluation
Un pool de 9 évaluateurs externes ont assuré l’évaluation des projets, notamment à travers trois critères : faisabilité, efficacité et reproductibilité…

 

 

 

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