Comme la plupart des pays développés, l’Australie a entrepris une profonde réforme de son système  de soins. Elle le fait prudemment. À cette fin, une organisation non gouvernementale a été constituée en 2003, dès les prémices de la réforme, et regroupe principalement des structures de médecins, et plus largement de professionnels de santé, et des représentations d’associations de malades et de la population générale, notamment rurale. Cette organisation a un nom, l’Australian Health Care Reform Alliance, et un site qui mérite d’être visité ; en particulier la page qui énonce les principes de la réforme et celle où figure la série des "position papers" rédigés entre 2015 et 2017.

Pour l’essentiel, cette réforme affiche les mêmes priorités que celles que mettait en avant le plan "Ma santé 2022". À savoir, une attention et un engagements croissants des patients, un accès aux soins dans un système rééquilibré en faveur de l’ambulatoire, des soins primaires, de la prévention et soucieux d’assurer la continuité de la prise en charge et d’éviter les ruptures. Et comme cela a été dit en France, l’implication de l’ensemble des professionnels de santé – la workforce des Anglo-Saxons – est l’un des points critiques pour la réussite de la réforme. Ce qui implique des évolutions de la formation avec l’interprofessionnalité et de l’exercice avec le travail en équipe et la coordination.

Les "medical assistants", des "coordinateurs de soins"

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